Réparer plutôt que remplacer allège le budget d’un foyer
Moins jeter, réparer avant de racheter, lire les dates et profiter du bonus réparation : des repères concrets pour alléger le budget d’un foyer.
En bref
- Le gaspillage alimentaire à domicile atteint environ 29 kg par personne et par an selon l’ADEME.
- Le Bonus Réparation déduit de 2 à 200 euros de la facture chez un réparateur labellisé.
- Le terme vegan ne renseigne ni sur l’origine naturelle ni sur l’impact des autres ingrédients.
- Les voitures particulières produisent 53 % des émissions des transports en France.
Un foyer achète sans cesse : nourriture, produits d’entretien, soins, appareils, carburant ou titres de transport. D’après Consoglobe, il est possible de réduire ces dépenses, de les diriger vers des produits plus durables, ou de les éviter en faisant réparer. Voici où agir, poste par poste.
Jeter moins à la cuisine
L’étude de l’ADEME publiée en 2016 donne l’ordre de grandeur du problème. Le gisement se trouve surtout dans les placards et le réfrigérateur, y compris du côté des produits jamais ouverts.
L’ADEME recommande des gestes simples : prévoir ses repas et dresser une liste de courses, n’acheter que le nécessaire en restant prudent face aux gros volumes en promotion, placer à l’avant les denrées à finir en priorité, adapter les portions et accommoder les restes. Pour approfondir, on peut lire aussi un article sur le gaspillage alimentaire.
Les dates imprimées méritent une lecture attentive. « À consommer jusqu’au » fixe une limite à ne pas dépasser. « À consommer de préférence avant » marque une durabilité minimale : une fois la date passée, le produit reste consommable après contrôle de son aspect et de son odeur.
Réparer avant de racheter
Quand un appareil tombe en panne, il est possible de réclamer un devis de réparation et de le mettre en regard du prix d’un modèle neuf. Une aide existe à cet effet.
Les volets offrent un exemple concret. Fermés dès la tombée de la nuit, ils limitent les pertes de chaleur par les fenêtres, un geste que l’ADEME recommande dans ses conseils de chauffage. En été, on les ferme aux heures chaudes et on les ouvre la nuit. Si la fenêtre n’a pas de volet motorisé, un volet solaire épargne le tirage d’une ligne électrique jusqu’au tableau : un petit panneau photovoltaïque alimente une batterie placée dans le caisson, et on peut encore le manœuvrer lors d’une coupure de courant.
Cette batterie a cependant une durée de vie restreinte : avant d’acheter, mieux vaut s’informer sur la garantie et sur l’accès aux pièces détachées. Changer un volet électrique encore fonctionnel ne procure qu’une économie d’énergie modeste. Pour l’entretien de la maison, la recharge dispense d’acheter un nouveau contenant, et la dose précisée sur l’étiquette restreint la quantité consommée.
Lire la composition plutôt que le slogan
Depuis 2013, un règlement encadre les cosmétiques commercialisés en Europe. Voici les points à connaître pour déchiffrer un flacon :
- chaque produit doit avoir fait l’objet d’une évaluation de sa sécurité, certaines substances sont proscrites et d’autres limitées à une concentration maximale ;
- la liste des ingrédients suit un classement décroissant selon la concentration, à l’exception de ceux dosés à moins de 1 %, qui peuvent figurer en fin de liste sans ordre précis ;
- les allergènes doivent être mentionnés ;
- certaines gammes de shampoing et d’après-shampoing présentées comme vegan se vendent en recharges de 400 ml et 1 000 ml, destinées à être versées dans un contenant réutilisable.
Attention à ce repère trompeur : la mention vegan signifie généralement qu’aucun ingrédient ne provient d’animaux. Elle n’apprend rien sur le caractère naturel des autres composants ni sur leur effet sur l’environnement. Avant de changer de shampoing, mieux vaut confronter la liste d’ingrédients à celle du produit habituel que de croire ce qu’affiche le recto.
Repenser ses trajets
Les transports pèsent lourd dans le bilan national, et la voiture individuelle en représente la plus grande part, selon le service statistique du ministère de la Transition écologique (estimations préliminaires pour 2024, sans l’aérien ni le maritime international).
| Repère | Valeur |
|---|---|
| Part des transports dans les émissions nationales de gaz à effet de serre en 2024 | 34 %, c’est-à-dire 124,9 millions de tonnes en équivalent CO2 |
| Part des voitures particulières dans les émissions du secteur | 53 % |
| Part des voitures particulières dans les voyageurs-kilomètres | 82 % |
Le moyen le plus direct est de limiter les déplacements en solo : marche ou vélo sur de courtes distances, transports collectifs, covoiturage pour les trajets récurrents. Pour se rendre au travail, certains employeurs accordent le forfait mobilités durables, instauré en 2020, qui prend en charge entre autres le vélo et le covoiturage. L’entreprise n’y est pas obligée, et les ressources humaines peuvent préciser s’il est proposé.
Sur l’ensemble de ces postes, la démarche la plus cohérente revient à garder plus longtemps les biens déjà possédés. Les cosmétiques en recharge ou les volets solaires ont leur utilité lorsqu’il faut de toute façon renouveler un équipement.
Illustration générée par IA
